Haessler-Villinger HV-1 Mufli

DONNÉES GÉNÉRALES
Année du premier vol
(ou de design, si seul projet)
1935
Pays Allemagne
Designer(s) HAESSLER, Helmut & VILLINGER, Franz
Premier constructeur HAESSLER, Helmut & VILLINGER,
Type d'appareil Propulsion musculaire
Fonction Expérimental

SPÉCIFICATIONS TECHNIQUES
Envergure 13.5 m
Longueur 5.55 m
Hauteur--
Allongement--
Surface alaire9.65 m2
Profil aileEmplanture : Göttingen G-535
Saumon : Göttingen G-409
Masse à vide35 kg
Masse maxi111 kg
Charge alaire11.5 kg/m2
Vitesse mini--
Vitesse maxi--
Finesse maxi24
Taux de chute mini0.52 m/s
Nb sièges1
Structure--

[Flugzeug-Typenbuch, Ausgabe 1944 - collection J-M. Mesot]
[Les Ailes N° 839, 15.07.1937, Gallica-BnF]

AUTRES INFORMATIONS

Constructeur(s)
ConstructeurConstruits
HAESSLER, Helmut & VILLINGER, 1
Nombre total de constructions1
Infos techniques--
Histoire résumée[Les Ailes No 839 du 15.07.1937]
712 Mètres en vol à muscles !
… C’est la performance réalisée le 4 Juillet à Meiningen par le pilote allemand Hofmann
Le vol à muscles continue à faire parler de lui en Allemagne. On se souvient que le 21 novembre 1936, sur l’aéroport de Hambourg, le pilote Heinrich Hofmann parcourut 427 mètres avec l’appareil étudié et construit par les ingénieurs Helmut, Haessler et Villinger. Cette performance, qui fut contrôlée officiellement par les membres du Comité Lilienthal, était considérée, de l’avis même des réalisateurs de l’appareil, comme le maximum qu’il était possible de tirer de cette machine. Il faut croire pourtant que l’on a réussi à imaginer de nouveaux et importants perfectionnements, ou que l’on bénéficia de conditions aérologiques très favorables, car nous apprenons que le 4 juillet dernier, à Meiningen, en présence de personnalités officielles et de nombreux spectateurs, Hofmann réussit à parcourir 712 mètres en vol à muscles. Son précédent record est donc considérablement amélioré.
Le principe consiste à être lancé en catapulte par un sandow que le pilote tend lui-même et emmène avec lui ainsi que tous les dispositifs d’ancrage, de telle façon que le planeur soit considéré comme partant bien par ses propres moyens. Dès l’appareil en l’air, le vol est poursuivi au moyen d’une hélice que le pilote entraîne en pédalant.
Les moyens permettant la réalisation de ce programme résident principalement dans la construction d’un planeur ultra-léger et extrêmement fin, ayant la plus petite vitesse de chute possible et, donc, nécessitait le minimum de puissance. Haessler et Villinger ont réussi ce tour de force de construire une machine volante de 13m50 d’envergure 9.65m2 et 19 de finesse, avec gouvernes et hélices pour le poids incroyable de 35 kg. Evidemment, le coefficient de sécurité ne doit pas être très élevé; pourtant, la machine a l’air solide et elle a bien résisté à près de 200 lancements.
L’aile comporte un monolongeron avec bord d’attaque en contreplaqué et un longeron auxiliaire; nervures disposées tous les 20 cm.; profils G-535 à l’intérieur et G-409 aux extrémités; haubanage par deux paires de trois câbles souples. Le gauchissement est obtenu par la modification d’incidente de chaque demi-aile; il n’y a pas d’ailerons; ce système s’est révélé particulièrement efficace au-dessous de 40 km. et il y a permis de sauver la « voilure » lors de nombreux faux-départs. Le plan de profondeur est monté sur le gouvernail de direction.
Comme les pieds du pilote sont occupés par le pédalage, la commande de direction a été mise entre ses mains, avec la profondeur et le gauchissement; cette disposition, éprouvée par une longue expérimentation, semble bien au point et pratique. Le fuselage, long de 5m55, est de section pentagonale, avec cinq longeronnets. Son maître-couple de 0.33 m2 permet, malgré son étroitesse, une liberté de mouvements suffisante.
Le système moteur se divise en deux parties : le départ, le vol.
Pour le départ, le pilote ancre son appareil dans le sol, par une cheville qu’il peut retirer avec un levier. D’autre part, à 30 mètres en avant, il ancre l’extrémité d’un sandow à brins multiples capables d’un allongement de 600 %. Installé dans son poste, il tend ce sandow de départ jusqu’à ce que la traction atteigne 400 kg. Alors, il se décroche du sol et décolle. Dès que la tension dans le sandow diminue, l’ancrage de celui-ci se défait tout seul, ce qui permet d’enrouler le sandow sur un treuil porté par le planeur et entraîné au moyen d’un sandow auxiliaire tendu préalablement dans le fuselage.
Une fois en l’air, le pilote pédale; par une multiplication spéciale de 1 à 5. Il entraîne une hélice de 1m50 de diamètre à 500 tours-minute, ce qui implique un peu moins de deux tours de pédalier à la seconde. Les essais effectués avec une puissance motrice de 0,9 CV. ont permis d’obtenir un rendement d’hélice de 0,82.
Le planeur à muscle pèse 35 kg. à vide, plus 10 kg. de sandow et de treuil de rentrée. Il faut signaler que ce système, qui permettait d’emporter le dispositif de lancement, n’a pas été utilisé pratiquement, mais il a été remplacé par du lest correspondant. Avec un pilote de 65 kg., le poids total atteint 111 kg., et la charge au mètre carré 11 kg. 5.
Comme la finesse du planeur à muscles est de 24. on arrive à la très faible vitesse de chute de 0m52 par seconde; la puissance nécessaire au vol horizontal est donc de 0,94 CV. Hofmann est capable, paraît-il de fournir cette puissance pendant 30 secondes; mais c’est le maximum qu’on peut luis demander. On voit donc que la vitesse de vol étant de 12 m.-sec. (43 km.-h), le plus grand parcours possible est de 400 mètres.
En montant à trois ou quatre mètres au départ, grâce à un vent contraire, on allonge de 90 à 100 mètres la trajectoire ; mais il faut compter aussi l’influence du vent et le résultat final n’est guère changé.
A notre avis, si le record a été porté à 712 mètres, c’est par un effet de vol thermique. Du reste, le vol à muscle ne peut aboutir que s’il réussit à se relier au vol à voile ; mais, pour cela, il faudra renforcer la machine, car nous ne voyons pas du tout un planeur de 13 mètres d’envergure et de 35 kg. devant un front d’orage. Or, en renforçant, on alourdira et on sortira des limites techniques très précises fixées pour réussir le vol à muscle. Comme on le voit, le problème est encore loin d’être résolu.
Quoi qu’il en soit, et malgré la valeur de ses performances, Hofmann n’a pas encore gagné les 10.000 marks du prix créé par la Société Polytechnique de Francfort ; car il lui faut, pour cela, franchir un kilomètre en effectuant un circuit autour de deux jalons distants de 500 mètres. Mais il paraît que les ingénieurs Haessler et Villinger vont lui construire un planeur plus solide qui, avec des conditions aérologiques favorables permettra peut-être de satisfaire à ces conditions, ce qui ne peut être fait actuellement.
Liens personnalités Pas de personnalité associée.
RemarquesMufli = Muskel Flieger
Compléments docs

SOURCES DOCUMENTAIRES

Liens WEBSite : Human Powered Flying . Histoire + 1 photo. (2010-01-03 CL)
Site : Luftfahrt in Erfurt . Note + photo. (2011-03-15 CL)
Site : Propdesigner . 3 photos. (2014-01-28 CL)
Site : Luft Archiv . Photo + dessin. (2014-10-12 CL)
Site : UIUC Applied Aerodynamics Group . Göttingen 535 airfoil. (2017-07-25)
Site : UIUC Applied Aerodynamics Group . Göttingen 535 fichier DAT. (2017-07-25)
Site : UIUC Applied Aerodynamics Group . Göttingen 409 airfoil. (2017-07-25)
Site : UIUC Applied Aerodynamics Group . Göttingen 409 fichier DAT. (2017-07-25)
LivresPas de livre référencé.
Autres sourcesLes Ailes N° 839, 15.07.1937, 3-Vues + Texte

MODÈLES RÉDUITS

Pas de plan ou kit référencé.
Fiche n° 2330 [Dernière mise à jour : 2017-07-26]